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Pour le 150ème anniversaire de la première parution du chef-d’œuvre
de Baudelaire, voici un livre-objet d’une rare beauté.
Sophie
Verbeek Usant de
plusieurs techniques et de styles différents, Sophie Verbeek traduit
le spleen baudelerien. Dans une symphonie truculente elle nous livre
les éclairs du soufre. Dans ce gouffre qu’est Les
Fleurs du Mal Travaillant
essentiellement sur le bois et le papier, Sophie Verbeek parvient à
ancrer ses calligraphies dans un univers brut. On est très loin des
enluminures ou des soieries. Ici prévaut la réalité. Le tourment.
La luxuriante volupté des images. Les planches en couleurs démontrent
son attachement à Hartung
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| Au
Coeur des mots - Valérie Monin
Le Dauphiné Libéré
Samedi 17 mars 2007
Deux ans d'un travail long et minutieux. C'est le temps qu'il a fallu à la calligraphe Thoirysienne Sophie Verbeek pour réaliser "Quelques fleurs du mal"...Après le concours du Meilleurs Ouvrier de France, les expositions, les participations à divers manifestations, il ne manquait plus qu'un livre à son inventaire. Un ouvrage qui, comme le titre le laisse entendre, tourne autour des poèmes de Charles Baudelaire : " J'ai rencontré ce poète tard dans ma vie d'adulte", explique Sophie qui, de part ses études en Angleterre, connaissait beaucoup mieux Shakespeare. "J'ai tout de suite été touchée par son authenticité, sa vérité, son côté mystique. Je me suis nourrie de cette poésie pendant plusieurs mois." Cette découverte lui inspire des tableaux qui ont été exposés à Genève en 2004. Et puis, les hasards de le vie ont mis Sophie sur la route des Éditions Alternatives, qui proposent justement une collection consacrée à la calligraphie. Pas seulement de la belle écriture La jeune femme est alors amenée à compléter son oeuvre baudelairienne dans le but d'être publiée : " J'ai choisi quelques poésies qui m'ont plus touchées que d'autres. Après une lecture très approfondie de ces poésies, j'ai choisi un mot, une phrase, un paragraphe et j'ai tenté une fusion intime entre le texte et l'image. je vais au cœur des mots pour prendre une émotion." Plus encore, l'artiste souhaitait que le public se fasse une autre idée de la calligraphie, en vogue actuellement grâce à l'explosion des arts créatifs : " La calligraphie, ce n'est pas uniquement de la belle écriture. On peut aller au-delà, en interprétant une émotion à partir d'un geste graphique." Ainsi, les lecteur d'une Charogne "pourront presque sentire "cette pourriture" et entendre "les mouches" bourdonner "sur ce ventre putride" grâce à la plume de la calligraphe qui trace cette fois, des mots illisibles "pour créer une émotion", pour évoquer les entrailles constellées d'insectes. "Mais je ne suis pas obsédée par l'affreux", s'empresse de préciser Sophie Verbeek . Des pages beaucoup plus colorées s'intercalent avec des oeuvres composés de bois, de papiers frottés, de dorure, d'aquarelle. Et toujours, ces mots sorti du texte : " J e suis dans l'abstrait, le conceptuel, dans l'évocation et le monde imaginaire. Le lecteur doit chercher un peu pour découvrir ce que j'ai voulu dire." Il faut en effet s'imprégner de la poésie pour voir naître le mot corbeau à côté de Brumes et pluies", pou se laisser porter par la fumée de la bougie de "l'aube spirituelle" ou retrouver le fil du temps qui passe de "l'horloge".
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Le Mot de l'éditeur : "Quelques fleurs du mal" |